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vendredi 22 juillet 2011

Mon histoire - Part4

Je continuais à naviguer entre des hauts et des bas. Je m'achetais des vêtements féminins que je portais uniquement dans ma chambre (vu que j'habitais encore chez ma mère). Et lorsque tout allait bien, je jetais le tout jusqu'à ce que je retourne faire les boutiques.
Pourtant, je ne les portais que très peu car j'avais l'impression que ça n'allait pas. Ce n'était pas une femme qui portait ces vêtement, c'était un homme. C'est en tout cas ce que me disait le miroir. J'étais une femme, pas un travesti et ça me bloquait systématiquement.

A cette époque, j'avais un autre gros problème : les filles !
Jamais je n'ai eu une petite amie et nous sommes à mon 20e anniversaire. Cela commence à faire long et les questions commencent à fuser de partout sur ma possible homosexualité.
Pour rassurer mon entourage, j'avais envie de dire qu'il n'y a aucun risque qu'on me voit un jour avec un homme car tout ce qui ressemble de près ou de loin à un homme me dégoute ! Mais ce n'était peut-être pas une bonne idée de dire ça donc je disais juste que tout allait bien au niveau de ma sexualité que c'est juste que je ne trouve personne.
C'était vrai, je ne trouvais aucune fille. Je devrais plutôt dire que c'était les filles qui ne me trouvaient pas ^^
Mais ça a été à un tel point que j'ai commencé à déprimer aussi à ce niveau-là. Et de nouveau je me suis retrouvée face à un mur infranchissable. Sans compter que ma vie estudiantine était terminée et que j'étais entrée sur le marché de l'emploi qui lui non plus ne voulait pas de moi m'obligeant à rester encore et toujours chez ma mère ! Faut pas se voiler la face, il n'y avait pas un loyer aussi intéressant ailleurs ^^

J'ai 24 ans et tout va mal. Mais tout va bien. Je suis devenue une blasée de la vie : plus rien ne me surprend, plus rien ne m'étonne mais plus rien ne me rend heureuse non plus.
Donc, je vis chaque jour comme il vient. Si il est bon tant mieux, si il est mauvais tant pis. Et même si les bons jours se font rares, je supporte tout.
Mais autant de problèmes c'est difficile à gérer et il y a une limite que tout cerveau ne peut dépasser. J'arrivais à cette limite et je devais faire quelque chose de toute urgence.

J'ai donc viré le problème le plus facile : l'amour. Je me suis fixé un ultimatum : si pour mes 27 ans je n'ai toujours pas rencontré une fille, je serai célibataire pour le reste de ma vie. Le jour de mes 27 ans, j'ai définitivement arrêté de chercher l'amour. Et pour tout vous dire, ce fut une idée tellement qu'elle est bonne que j'aurais du l'avoir plus tôt !
Quand j'analyse aujourd'hui les couples, je me rends compte que l'être humain n'est pas fait pour vivre avec quelqu'un. Il y a toujours des disputes ! Souvent pour des bêtises d'ailleurs.
Moi, toute seule dans mon appart, je ne me dispute jamais avec moi-même. Je veux toujours faire la même chose que moi, manger la même chose que moi, regarder les mêmes conneries dans la boite à grimaces. Bref, c'est la symbiose parfaite entre moi et moi :)
Aujourd'hui, à 33 ans, je m'en fout complètement ! Bien au contraire : je crois que je serais incapable d'aimer et de vivre avec quelqu'un.

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