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samedi 9 juillet 2011

Mon histoire - Part2

Tout le monde sait que la partie scolaire d'une vie est un des moments les plus difficile. Les autres élèves sont rarement tendres et comme on n'a pas d'expérience en la vie, on a parfois un peu de mal à encaisser tout ce qui peut être dit.

Mon adolescence aura été aussi marquée par un surpoids.
J'ai une sale manie : je garde tout. Ma phrase préférée étant "Je garde, on ne sait jamais, ça peut servir".
Mon corps est à mon image : "Je garde tout, on ne sait jamais, ça peut servir". Résultat, chaque calorie est précieusement stockée dans le cas où je serais privée de nourriture pendant plusieurs semaines (faudrait que mon corps se rende compte qu'il ne se trouve pas dans la préhistoire et que de la bouffe il y en a plein les rayons des supermarchés !).
Toutefois, ça n'a pas été le plus grand problème de ma vie (tu m'étonnes!) : pas trop de brimades à l'école et des profs plutôt compréhensifs. Mais ça posait quand même des problèmes et n'arrangeait rien à mon moral.

Quatorze ans c'est aussi l'âge où j'ai redoublé une année. Faut pas avoir fait BAC+5 pour trouver la raison.
Vous imaginez aisément comment cela s'est passé avec les parents qui étaient persuadés que si j'avais raté mon année c'était à cause d'une fainéantise chronique et d'une puberté des plus carabinée.

C'est vrai que pour m'évader je passais mes journées sur mon ordinateur. Pas de jeux parce que je ne suis pas une grande fan mais tout un tas d'autres trucs qu'on peut faire sur un ordinateur (non connecté à internet puisque ce n'était pas encore accessible au grand public cette année-là).
Quoi que... Si internet comme on le connait n'existait pas, il y avait les serveurs privés qu'on appelait BBS. J'ai donc créé un BBS qui est un peu le précurseur d'internet. Ca me bouffait tout mon temps, c'est vrai, mais ça me faisait penser à autre chose que mes différents problèmes.

Les relations parents/enfant n'ont jamais été au beau fixe, surtout avec mon père.
Mon père, c'était du genre "un garçon qui ne sait pas manier une truelle n'est pas un vrai garçon".
Ah ben ça tombe bien, je ne suis pas un vrai garçon ! Ouais mais, ne surtout jamais dire une chose pareille. Non non, surtout pas.

Cette quatorzième année de ma vie aura été une année pivot. C'est cette année là que je me suis faite. Mais pas en bien.
Je me suis complètement fermée. Je ne parlais à personne, juste le strict nécessaire mais surtout pas de moi.
Personne ne savait vraiment qui j'étais et ce que je ressentais sur quel que sujet que ce soit.
Aujourd'hui les choses n'ont pas vraiment changé. Ce que l'on sait de moi est vraiment minime. J'essayais et j'essaie toujours, dans le mesure du possible, que mon humeur ne se fasse pas ressentir. Ce n'est pas toujours facile mais il ne faut absolument pas qu'on me pose des questions donc pour le regard des autres je dois avoir un moral au top tout le temps.

Un jour, il y a eu une fille. Une fille superbe, gentille, drôle, intelligente bref, la totale.
Ce fut la première fois que je suis tombée amoureuse.
Etant d'une grande timidité, je n'ai jamais pu lui dire. Je ne sais pas si elle l'a su un jour.
Mais grâce à elle, j'ai pu tenir le coup et ma dépression s'en est allée car plus de problème de transsexualité. J'avais donc raison depuis le début : c'est un stade normal dans la vie et ça a fini par passer !

Me voilà enfin sauvée !

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